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Explication d’Oriane (crayon de couleur marron): depuis quelques années, divers romans montrent que de plus en plus d’écrivains (de jeunes écrivains?…) font des efforts désespérés pour que la littérature reste de la littérature et ne se dissolve pas dans le marketing. Ils publient ainsi des objets étranges qui ne correspondent à rien de ce qui était déjà sur le marché et proposent des formes littéraires inédites que, naturellement, le public boude. Les loisirs de masse — télévision surtout, mais aussi le cinéma — ont en grande partie tué la lecture ou, du moins, s’ils ne l’ont pas fait totalement l’ont reléguée dans une position de loisir très secondaire : le train, l’avion (mais les écrans y prennent de plus en plus de place) et la plage où le soleil rend la lecture sur écran difficile et où le sable menace la fragilité technologique des écrans informatiques. Ne restent que les nostalgiques, les professeurs de lettres et les stylites dont je fais partie. Ceux-ci, juchés sur leurs colonnes qui les isolent du monde, ne s’aperçoivent pas qu’ils n’écrivent plus que pour eux mêmes et que leurs feuillets sont emportés aux quatre vents du désert. La solution est pourtant simple: il faut cesser d’écrire. La question est alors: pourquoi ne nous y résolvons nous pas?
Note du copiste : étrange cette façon qu’Oriane a de prendre un livre en otage. J’ai même douté de son existence avant de vérifier, il s’agit de «Valérie, par Valérie» ouvrage collectif signé La rédaction et publié aux éditions Al Dante. Voici quelques preuves : Valrie par Valrie, Valérie par Valérie par Valérie, Valérie par Valérie…
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